Ce que l’on peut ressentir après un événement cardiaque
Un accident cardiaque n’est pas seulement un évènement médical. C’est aussi une rupture de vie, un choc émotionnel, un moment où tout peut vaciller. Et ce bouleversement se poursuit bien après la phase aiguë.
Beaucoup de patients expriment :
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de l’anxiété face à l’avenir,
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de la tristesse ou une forme d’abattement,
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de la colère contre eux-mêmes ou leur entourage,
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une peur tenace de revivre la même chose.
🎯 Ces émotions ne sont ni faiblesse, ni échec. Elles sont fréquentes et légitimes.
Anxiété, colère, tristesse… les reconnaître sans se juger
Carnet d’émotions – Apprendre à les accueillir, pas à les fuir
Le premier pas : ne pas rester seul·e
Se replier, minimiser ce qu’on ressent, faire « comme si de rien n’était »… ce sont des réflexes compréhensibles, mais qui peuvent isoler.
Parfois, le simple fait de parler à voix haute de son ressenti suffit à l’apaiser. Ce n’est pas une plainte, c’est une manière d’alléger le fardeau.
💬 À qui en parler ?
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À un proche bienveillant qui ne juge pas
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À un soignant ou une psychologue (en consultation ou à l’hôpital)
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À un groupe de parole (en ligne ou en présentiel)
📌 Parler ne résout pas tout. Mais c’est souvent ce qui permet d’ouvrir une porte intérieure.
Avancer avec bienveillance envers soi-même
La guérison ne concerne pas que le corps. Le retour à une vie sereine passe aussi par une forme de réconciliation intérieure. Cela demande du temps, de la patience… et de la douceur envers soi.
🧭 Quelques repères à garder en tête :
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Il est normal d’avoir des jours “sans”. Ils font partie du chemin.
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Vous avez le droit de ralentir, de dire non, de faire différemment.
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Chaque geste accompli, chaque émotion traversée est une petite victoire.
🎯 Soyez pour vous-même le soutien que vous donneriez à un ami dans la même situation..
Un mot de votre physchologue Ensweet “ 🧠 « La guérison ne se limite pas à la cicatrisation du cœur. Après un incident cardiaque, il y a aussi un travail plus invisible, mais tout aussi essentiel : celui de se réapproprier son corps, ses émotions, et son quotidien. Beaucoup de patients vivent un bouleversement identitaire : “je ne suis plus comme avant”, “je me sens fragile”, “je n’ose plus”… Ces ressentis sont normaux. Ce sont des étapes du processus de réajustement, pas des signes de faiblesse. Guérir, c’est aussi accueillir ses peurs, reconstruire sa confiance, et retrouver une sécurité intérieure. Cela demande du temps, du soutien, et surtout de la bienveillance envers soi-même. Le corps se répare, mais l’esprit, lui aussi, a besoin d’attention et d’écoute. »
Sources :
Lichtman JH, Froelicher ES, Blumenthal JA, et al. Depression and coronary heart disease: recommendations for screening, referral, and treatment. JAMA. 2014;312(20):2016–25.
Kessler RC, Aguilar-Gaxiola S, Alonso J, et al. Trauma and PTSD in the WHO World Mental Health Surveys. Eur J Psychotraumatol. 2017;8(sup5):1353383.
American Heart Association. Mental health and heart health connection. 2021. Available at: www.heart.org.